Henri Royer

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Henri Paul ROYER est un peintre français né à Nancy en 1869. Fils de Jules ROYER, célèbre et non moins prolifique lithographe nancéen, il sera sensibilisé au monde de l’art dès sa plus tendre enfance. Plus tard il intègrera les beaux arts de Nancy, où il suivra les enseignements de Antoine Vierling, et Louis Théodore Devilly. Là il rencontrera Emile Friant. Ce dernier l’accompagnera lors de son voyage d’étude en Hollande, il aura une influence notoire sur le jeune étudiant.

En 1888 le jeune ROYER s’inscrira à l’académie Julian et aura pour professeurs Jules Lefebvre et Gustave Boulanger, auprès desquels il perfectionnera sa maitrise du dessin et du portrait entamée aux beaux arts de Nancy. Un art dans le quel il excellera et pour lequel il sera prisé par les aristocrates et les politiques de son temps. En 1893 la revue L’Oeuvre d’Art dans la colonnes les symbolistes païens l’évoque en ces termes : « Mettons en parallèle avec le jeune peintre de retour de Rome, M. Henri Royer, un jeune aussi dont les envois seront très remarqués (…). M. Henri Royer ! retenez ce nom, c’est celui d’un beau peintre qui fera parler de lui ». Les prix et distinctions se succèderont, Salon de Paris, prix Lehmann, exposition des beaux arts et même une médaille d’argent à l’exposition universelle de 1900. Entre temps Henri ROYER voyagera beaucoup en Europe, mais aussi en Amérique.

Mais c’est en 1896 que sa rencontre avec la Bretagne marquera sa vie de peintre jusqu’à sa mort. « il venait de découvrir que la grave Armorique était la patrie de son art« . Dans son oeuvre, les femmes tiennent une place centrale. En Bretagne, il ne cessera de croquer ces jeunes filles, ces épouses, ces veuves aux maris absents partis loin en mer. En 1914 la guerre éclate, il combattra sous le drapeau tricolore. De retour du front sa carrière d’artiste reconnu se poursuivit.

De 1822 à 1825 il sera nommé vice président de la société des artistes français avant d’être promu officier de la légion d’honneur en 1931. Peintre connu et reconnu, il mourra sept années plus tard en 1938 à Neuilly sur Seine. La Nouvelle Revue écrira ces lignes : « (…) M. Royer a peu de rivaux dans le portrait au crayon sec. Il y apporte une sûreté de trait et une distinction rare. ».

La douceur et la sensibilité de son trait si caractéristiques, dépassent l’académisme des commandes qu’il réalisait pour vivre auprès de l’aristocratie. La beauté de son art emprunt d’une douce mélancolie, se révèle à nous dans ses ses scènes du quotidien éclairées par la douceur de ses « ciels bretons ». Un peintre amoureux de l’élégance du quotidien.

Pour plus :

Wikipedia
Artmarines